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A
MONSIEUR PAUL DOUMER
Cher ami^
Vous gouverniez la-bas — et avec quelles facultés merveilleuses I — la derniere fois que f y suis allé. Je dois a votre hospitalité exquise d'avoir pu, en tres peu de jours, pénétrer jusqu'a Angkor ; veuillez donc accepter la dédicace de ce récit, comme un témoignage de mon affectueuse reconnaissance, et aussi de mon admiration.
Et puis, pardonnez-moi d'avoir dit que notre empire d'Indo-Chine manquerait de grandeur et surtout manquerait de stahi-
UN
PELERIN D'ANGKOR
I
Je ne sais pas si beaucoup d'hommes ont comme moi depuis l'enfance pressenti toute leur vie. Rien ne m'est arrivé que je n'aie obscurément prévu des mes premieres années.
Les ruines d'Angkor, je me souviens si bien de certain soir d'avril, un peu voilé, ou en vision elles m'apparurent ! Gela se passait dans mon « musée » d'enfant, —