Bővebb ismertető
PREFACECes temps-ci ont une grande tendance a se contenter du plaisir des yeux, la foule va au cinéma, les gens du monde vont aux ballets, les avant-garde vont au cirque, si a cela on ajoute l'assaut des metteurs en scene qui abondent dans ce sens et font peut-etre inconsciemment du théâtre quelque chose qui est a voir beaucoup plus qu'a entendre, on peut dire que nous roulons vers la suppression des joies de l esprit engendrées par le mystere du verbe, cette auréole de l'homme. J'aime les culbutes des clowns, mais faime tout de meme bien davantage les culbutes des mots ; je pense qu'il est comme moi beaucoup d'hommes qui ont encore des oreilles et tout ce qui peut y correspondre dans l'intérieur, c'est pourquoi je crois qu'il est bien d'écrire des drames. Certes le cirque est sympathique, mais quand on s'est aperçu un jour qu'il avait conservé certains éléments dramatiques qu'on croyait perdus on s'est écrié : le théâtre n'existe pas, il n'y a que le cirque. C'est la loi du moindre effort, c'est perdre le fil de ce qu'on était en train de dire. Le cirque est resté jeune parce qu'il a peu dépensé, le théâtre, au contraire, personnage riche d'une vitalité intense, a beaucoup vécu, que le cirque donne donc au théâtre des baisers rajeunissants mais qu'il ne l'étouffé pas en le baisant.J'ai écrit la préface de L'Homme coupé en morceaux pour dire certaines choses nécessaires concernant le jeu des acteurs, ici je dirai