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Cézard - Pif 9 Mai 1965 [antikvár]
 
Vit ; '.'i jiJ'-^---"-'^- " - 'i''.I,; 1/1,1;' ií!í,'' .iMVAYMWrnLa guerre de Sécession s'est terminée par la victoire du Nord Dans le meme temps, le Rail a vaincu la Prairie. Il n'y a plus qu'un seul peuple américain, glorieux de sa race blanche, uni dans un but unique : gagner de l'argent. Tout le reste est composé d'inutiles qui entravent la marche du progres et doivent se soumettre ou disparaître.Les plus indésirables sont les Indiens. S'ils ne veulent pas s'assimiler, on les parquera dans des Réserves, aux sols improductifs....
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Vit ; '.'i jiJ'-^---"-'^- " - 'i''.I,; 1/1,1;' ií!í,'' .iMVAYMWrnLa guerre de Sécession s'est terminée par la victoire du Nord Dans le meme temps, le Rail a vaincu la Prairie. Il n'y a plus qu'un seul peuple américain, glorieux de sa race blanche, uni dans un but unique : gagner de l'argent. Tout le reste est composé d'inutiles qui entravent la marche du progres et doivent se soumettre ou disparaître.Les plus indésirables sont les Indiens. S'ils ne veulent pas s'assimiler, on les parquera dans des Réserves, aux sols improductifs. Sinon, on les abattra, sans autre formalité. Mais pour les abattre, il faut une armée forte, car ils sont forts et farouchement résistants. Heureusement qu'on a du matériel humain disponible ID'abord, tous les étrangers qui n'ont pas su se créer une situation stable, dans le mjrage d'un pays neuf. Encadrés comme il faut, on en formera une Légion Étrangere, ou tous les bagarreurs sauront s'occuper utilement dans les guérillas de frontiere, les opérations de police, etc., et ou les moins ardents suivront la troupe en conduisant les convois de mules ou les attelages de boufs.En costumes d'opérettes.Mais une source inépuisable de recrues a tout faire sera tirée des esclaves.repris aux planteurs du Sud dans un concert d'acclamations et d'actions de grâces, et qu'on ne sait absolument a quoi occuper. Ces pauvres gens n'avaient que trop gouté au travail forcé pour apprécier le charme du travail,-quel qu'il fut. Ils ne voulaient plus rien faire. On les prit par leur faible, jusqu'alors a peu pres nus, on les affubla d'uniformes chamarrés de chevrons, de brandebourgs, d'aiguillettes, on les coiffa de casques a pointe prussiens réformés, et on leur fit l'honneur de les incorporer dans les régiments du corps des Brunettes (!) du général Carpenter, au Nebrasica et au Montana, ou ils combattirent d'ailleurs vaillamment, sous une main de fer qui savait leur rappeler a propos la foret des négriers.Enfin l'armement fut largement pourvu de carabines a répétition, de mitrailleuses howitzer et de chars blindés, tandis que les blockhaus et les forts poussaient comme des champignons dans toute la Prairie.Bien entendu, tout ce déploiement de forces, plus que nécessaire a la sécurité des Blancs,n'avait fait qu'exaspéi On n'en avait 'pas a jeunes officiers, enco victoire sur les Sudis comme eux, n'avale:solennelle du tout était e vrai que les n époque. San; deux jours : Fellerman, e écraser iPow/der River, avait du difficultés sur son chemir vu revenir. Vaguement avait expédié au: messager, le capitalco^vOr l'hostilité des tribus, ez tenu compte. Les I tout chauds de leur s, des hommes blancs nt que mépris pour les Peaux-Rouges et se déclaraient prets a les anéantir au premier signal. Et le gouvernement avait confiance en eux.On avait mis a leur tete un vétéran qui avait fourni ses preuves pendant la guerre civile, le major général Henry H. Carrington. Il avait su distribuer aux points les plus menacés ceux qu'il appelait ses Galvanised Yankees , expression correspondant aux gonflés a bloc de notre argot militaire moderne. On pouvait dormir tranquille sous leur garde.Si tranquille qu'au mois de décembre l 866 le président Johnson annonçait a une réunion Congres, a Washington, que 1 pleine paix Duveilesn'al quoi, l'orc uparavant, woyé avec parti de Sioudans l'Ouest .Il est lient pas vite a cette :eur aurait su que, m certain capitaine ses escadrons pour < signalé pres de la encontrer quelques car on ne l'avait pas inquiet, Carrington formations un nouveau Ten Eyck.A la requete du chef, un volontaire s'offrit. C'était un obscur civilian scout , John Phillips, surnommé Portuger. Il se déclara pret a tenter sa chance, s'il avait un cheval. Carrington lui donna le sien. L'homme se mit en route dans le soir, la neige, la tornade au vent glacé.Il lui fallut toute la nuit pour parcourir les 6 kilometres qui le séparaient du Fort. Il n'y trouva ni télégraphe fonctionnant, ni aide quelconque. Il repartit.Peu apres, il entrevit une troupe d'Indiens qui cheminaient dans les tourbillons et ne l'aperçurent pas. Il aboutit ie soir a un poste, Horse-Shoe Station, d'ou il put envoyer un télégramme au Fort Laramie. Mais le Fort ne répondit pas. Sans doute, le fil avait été arraché par la bourrasque. (En fait, le message était bien arrivé, mais la réponse n'avait pu parvenir.) Phillips, sans insister, se prépara a repartir.On le traita de fou. Le Fort était a 236 milles (400 kilometres) et la tempete soufflait toujours. C'était courir au suicide. Il ne discuta pas. Il était en service commandé. Il avait une mission a remplir Il se remit en chemin.Trois jours et trois nuits plus tard, la sentinelle de garde a la poterne du Fort lança un ap_pel_^stupéfait. Il avait entraperçu, dansAux lieux ou était arrivé quelque chose , Ten Eyck ne trouva plus trace des Sioux. En revanche, Fetterman et ses galvanisés étaient a peu pres tous au rendez-vous, mais percés de fleches, de coups de lances, égorgés, scalpés Quand le Général apprit ia nouvelle, une tempete de neige venait de se déchaîner et il n'était pas question d'organiser des secours ou d'user de représailles. Mais il fallait au plus vite avertir le haut commandement. Le blizzard avait coupé tout moyen de transmission mécanique. La seule ressource était d'envoyer un courrier au Fort-Reno, a 4 milles du camp. Mais qui charger d'une telle mission, par un tel temps ?Ici se place un épisode qui démontre que, si le mépris de l'adversaire est parfois une cruelle erreur et la vantardise une imprudence de novices, les memes hommes qui ont flanché ou bluffé peuvent devenir des héros si l'occasion s'en présente.:ertaine transparence blanche, une sort^___fantőme de cheval, trébuchant dans la neige, ou il enfonçait jusqu'aux genoux. Elle le vit s'abattre. Un cavalier roula de sa selle, se redressa en titubant. Le soldat courut a sa rencontre pour le recevoir dans ses bras, balbutiant : Courrier pour Kearny Importantes dépeches! Puis il s'effondra.Les fonctionnaires du corps de garde accouraient. Ils ramasserent le messager inanimé, l'emporterent dans le poste.Le médecin du Fort, averti, s'en venait.Il ne put que constater que John Phillips, dit Portuger, avait accompli jusqu'au bout sa mission, en Service Commandé.Peu d'instants plus tard, la terrible nouvelle parvenait enfin a son but, en haut lieu. Elle y éclata comme un coup de foudre. On plaignit beaucoup Fatterman; on blâma beaucoup Carrington. Mais personne n'eut une pensée pour le scout Ni, bien sur, pour le cheval.SACHEM AU SCALP BLANC.La semaine prochaine : LE NUAGE ROUGE

Termékadatok

Cím: Pif 9 Mai 1965 [antikvár]
Szerző: Cézard , Gotlib , Nicolaou R. Mas
Kiadó: Les Éditions Vaillant
Kötés: Tűzött kötés
Méret: 220 mm x 270 mm
Cézard művei
Gotlib művei
Nicolaou művei
R. Mas művei
Bolti készlet  
Vélemény:
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