kategória
szerző
cím
sorozat
kiadó
ISBN
évszám
ár
-
leírás
Előrendelhető
A mezők bármelyike illeszkedjen
A mezők mind illeszkedjen

Cézard - Pif 4 Juillet 1965 [antikvár]
 
,V'I-I '.i l'ij , ' '' ¦) ' : :i i- : I ¦ i ' i 11 M h LWSWTO WOUNDED KNEE, Deux semaines a peine se sont écoulées. L'émotion provoquée par la mort de Sitting Bull laisse dans la stupeur du désespoir tout le peuple Rouge. Il a compris que son anéantissement est résolu par le gouvernement américain, que plus un Indien n'a le droit de vivre libre dans sa patrie. L'indomptable esprit de révolte n'est pas éteint. Les plus ardents des Sioux veulent reprendre le sentier de la guerre. Ils veulent y entraîner avec eux leur...
online ár: Webáruházunkban a termékek mellett feltüntetett fekete színű online ár csak internetes megrendelés esetén érvényes.
3180 Ft
Szállítás: 3-7 munkanap
Részletesen erről a termékről
Bővebb ismertető
,V'I-I '.i l'ij , ' '' ¦) ' : :i i- : I ¦ i ' i 11 M h LWSWTO WOUNDED KNEE, Deux semaines a peine se sont écoulées. L'émotion provoquée par la mort de Sitting Bull laisse dans la stupeur du désespoir tout le peuple Rouge. Il a compris que son anéantissement est résolu par le gouvernement américain, que plus un Indien n'a le droit de vivre libre dans sa patrie. L'indomptable esprit de révolte n'est pas éteint. Les plus ardents des Sioux veulent reprendre le sentier de la guerre. Ils veulent y entraîner avec eux leur chef supreme, toujours vivant, le vieux Nuage Rouge. Tous le supplient. Ses fils, ses filles, voudraient au moins qu'il s'échappe de cette terre qui fut son immense domaine et n'est plus que sa prison. Il ne veut pas la quitter. Il est toujours la pour veiller sur elle et sur son peuple Les Américains sentent-ils gronder ce désespoir, ou craignent-ils seulement qu'il éclate ? Toujours est-il que, sans avertissement, ils mobilisent des régiments particulierement choisis pour des représailles féroces, celui qu'avait commandé Custer et celui qu'avait commandé Forsyth, mettent a leur tete le colonel Wallace, et, le 29 décembre, tes envoient sur le camp de Wounded Knee, avec des ordres précis. Des avant l'aube, le camp est cerné, dominé par une batterie de mitrailleuses Hotchkiss. A 8 heures, un parlementaire s'y présente. Il apporte aux indiens l'ordre de livrer toutes leurs armes, quelles qu'elles soient. Ceux a qui il s'adresse sont les plus irréductibles inspirés de la Ghost Dance : Kicking Bear, Short Bull. Yellow Bird, Little Wound. LE WATERLOO DE LA NATION INDIENNE L'ordre n'est pas discuté, mais étrangement obéi. On apporte en tout et pour tout deux fusils 1 On sent que l'orage monte. Des femmes crient. Yellow/ Bird dit que si on les désarme, c'est pour les massacrer. Les mitrailleuses ouvrent le feu. A ce moment, les soldats accourent. Ils ont l'ordre- de fouiller les tentes et d'y prendre ce qui s'y trouve. L'instant est décisif. Yellov/ Bird s'interpose Son geste est-il mal interprété? Sans avis préalable, les mitrailleuses ouvrent le feu I Cinquante guerriers tombent a la premiere rafale. Leurs compagnons écartent leurs manteaux qui cachaient carabines et revolvers, et ripostent. Le colonfel Wallace est tué. De nombreux soldats tombent avec lui. Les Indiens, dispersés, sont peu atteints, mais les décharges des Hotchkiss pleuvent comme grele sur les tentes, ou femmes et enfants sont massés. La fureur des Américains n'a plus de bornes. Tandis que la police indienne ne répond pas aux attaques des femmes qui la lapident, les Réguliers s'enivrent de tuerie, frappent les non-combattants, les poursuivent et les égorgent. A plus de trois kilometres du champ de bataille, écrit W. Moo-rehead, te sol était jonché de cadavres de femmes et d'enfants, que les soldats massacraient en criant : « Souvenez-vous de Custer 1 » Pendant ce temps, les guerriers combattent toujours. Mais leur héroisme ne peut dominer la mitraille. Ils tombent les uns apres les autres. Quand tous sont morts, les tueurs s'acharnent sur les cadavres Un massacre pour rien. De l'avis meme des auteurs américains, la féroce boucherie de Wounded Knee aurait pu etre évitée. La nation indienne ne pouvait plus vivre. Les derniers sursauts de révolte qui l'agiterent apres l'horreur du massacre le prouvent. Ils s'éteignirent d'eux-memes. lis n'étaient que des réflexes d'agonisants. Pour connaître la fin de l'histoire de ce noble peuple, il nous suffira de connaître la fin de l'histoire d'un de ses plus grands chefs, Red Cloud, telle que nous ta rapporte encore Moorehead, témoin direct, qui eut une supreme entrevue avec le vieil homme, dans sa quatre-vingt-septieme année. — Voyez ce pays, lui dit-il. Jadis c'était un sol riche, arrosé, ou le gibier abondait, une terre si vaste qu'un cheval rapide ne pouvait la traverser qu'en huit jours Maintenant, je n'ai plus rien a moi Pour chercher un peu de bois, je dois faire une longue marche. Moi qui commandais a des milliers de guerriers, maintenant je mendie. Et encore je dois le faire avec prudence, pour ne pas etre mis en prison. C'était, nous le répétons, un vieillard de quatre-vingt-sept ans aux yeux presque completement perdus par le trachome, qui oar-lait ainsi. Il acheva : et bientôt, je m'en Irai. Mais ce n'est pas pour cela que mon coeur est lourd. Mon cour est lourd quand je pense a mon peuple. Qui donc, jeune homme, lui viendra en aide, quand je serai parti î Émouvantes paroles dans leur simplicité, oi^i l'on devine le souci du chef pour ceux dont il a toujours la garde et le commandement malgré sa faiblesse et sa pauvreté et ou on sent aussi sa confiance en une justice qui finira bien par venir un jour. Mais Red Cloud est mort en 1909. Et la justice n'est pas encore venue. Pour conclure, en restant fidele a la pensée indienne, écoutons les vieux visionnaires de la Ghost Dance : « La Mere Nature est toute-puissante. disaient-ils. Que sont les inventions des hommes, leurs cités, leurs armes ? Rien qui dure. Désertez vos forts, abandonnez vos canons dans l'herbe de la Prairie et bientôt l'herbe mangera la pierre, et ta rouille, l'acier. Bien des fois, jadis, de grands conquérants ont bâti des cités formidables. Qu'en reste-t-il aujourd'hui ? On n'en retrouve meme plus la poussiere dans le sable du désert. Mais la Nature est éternellement renaissante. La Terre sauvage reprendra possession de votre soi asservi Et, cette terre la, c'est nous qui ta repeuplerons) » La prophétie se réalisera-t-elle ? Qui donc pourrait le savoir ? FIN 32, - Je tousse plus fort chaque hiver SACHEM AU SCALP BLANC

Termékadatok

Cím: Pif 4 Juillet 1965 [antikvár]
Szerző: Cézard , Gotlib , Nicolaou R. Mas
Kiadó: Les Éditions Vaillant
Kötés: Tűzött kötés
Méret: 220 mm x 270 mm
Cézard művei
Gotlib művei
Nicolaou művei
R. Mas művei
Bolti készlet  
Vélemény:
Minden jog fenntartva © 1999-2019 Líra Könyv Zrt.
A weblapon található információk közzétételéhez, másolásához a működtetők írásbeli beleegyezése szükséges.
Powered by ERBA 96. Minden jog fenntartva.
mobil nézet