Bővebb ismertető
SUR le terrain du «Centre d'essais en vol»deBr^ tigny, cet homme en tenue de parachutiste, casque et bottes de saut, sacs au dos et sur le ventre, qui s'appretait a pren-dre place dans un hélicoptere, ne corres pondait pas' a l'image qu'on se fait habituellement des «hommes volants ».
Ils rient, se bousculent, échangent des blagues, au moment de monter dans le « zinc » Peut-etre, dans le fond, pour ne pas penser a la peur qu les tiraille tout de meme un peu, du côté de l'estomac. Grand, brun, élancé, des yeux noirs et vifs curieusement allongés, celui-la s'entretenait, l'air grave, avec d'autres hommes qui allaient rester a terre et lui désignaient du doigt, sur le terrain, l'emplacement de deux caméras. Parachutiste d'essai aux « Études et fabrications aéronautiques », Jacques Chalom portait, accroché a son dos, un"^ nouveau type de parachute. Celui qui allait peut-etre permettre a l'équipe de France de se distinguer aux prochains championnats du monde. De toute la puissance de ses hélices, « l'hélico » s'est arraché du sol. II a viré, effectué de larges cercles concentriques pour gagner de l'altitude. II était a quelque I 200 metres presque immobile, lorsqu'une^petite boule noire a semblé tomber de la carlingue. Quelques secondes apres, elle s'allongeait d'une longue colonne blanche et rouge^qui devenait aussitôt la coupole d'un parachute. L'oeil rivé a leur caméra les deux opérateurs, a terre, ne perdaient pas une seule de ses évolutions. Et je savais qu'un troisieme faisait de meme, a bord de l'hélicoptere, jacques Chalom respectait scrupuleusement son « plan de vol », qui précisait :
- I 50 a 100 metres : déclenchement de balancements importants : 32 - de 100 a 75 metres : virages
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autour de I méra, avec figures ; - de 75 a 50 metres : zone de freinage ; - de 50 a 25 metres t changement de cap.
Et enfin, a partir de 25 metres : liberté de manouvre.
II avait a peine touché terre : tout le monde s'est précipité vers lui pour recueillir ses premieres impressions, avant qu'il rédige son rapport. C'est qu'un parachutiste d'essai n'est pas seulement un homme qui « saute ». C'est aussi un technicien dont les connaissances doivent etre proches de celles d'un ingénieur de l'aéronautique.
Premier saut a dix-sept ans.
J'AI retrouvé Jacques Chalom dans son petit bureau des «Études et fabrications aéronautiques ». a Clichy. II avait troqué sa tenue de saut pour un complet gris. Devant nous, dans un immense atelier, des dizaines de femmes piquaient des parachutes a la machinea coudre pendant que d'autres
s'affairaient autour des longues tables de pliage. Plus loin se trouvait le département « secret ». celui dans lequel on n'entre que J r autorisation spéciale parce qu'on y étu-^^T^AA^ M \ die le maté-yKfcZ \ riel destiné
m^mAf ^niiu \ au retour des fusées. Cet homme avait dix-sept ans, ce jour d'octobre I 946, lorsqu'il a «sauté » pour Ia pre-miere fois d'un vieux Junker 52, récupéré sur l'armée de l'air alle-'mande, au-dessus du terrain de Persan-Beau-mont. II n'imaginait pas, alors, qu'il allait débuter dans une carriere ou le danger serait un compagnon quotidien. Vingt ans déja! Et il a effectué en mars 1966 son I 532« saut. «Ce n'est pas beaucoup, dit-il, comme pour s'excuser. Clédassou en a bien plus. Mais, pour nous, c'est plus difficile. C'est moins le saut qui compte que les observations que nous devons faire sur le matériel qui nous est confié. » Le terrain de manouvre de Jacques Chalom'n'est pas seulement situé a Brétigny. II a été « largué » en mer, sur un petit canot, pour une « opération-survie »; il effectue des sauts de haute altitude avec scaphandre; ce'sont des parachutistes d'essai qui mettent au point aussi, les qualités du siege éjectable quand l'appareil vole a I 000_kilometres-heure!
Le parachute comme moyen d'évasion.
%#OILAunentraînementqui aurait été bien ^ utile a Jean-Baptiste Drouet, l'homme dont Gilbert Cazeneuve a évoqué l'exploit au cours de l'émission de télévision «S'évaderont-ils ? ». Drouet est le maître de postes de Sainte-Menehould qui fit arreter Louis XVI et la famille royale a Varennes, le 21 juin 1791.
Élu député a la Législative et envoyé ensuite en mission a l'armée du Nord, Drouet fut fait prisonnier par les Autrichiens devant Maubeuge, ie 20 octobre 1793. Enfermé dans une forteresse du Spielberg, en Moravie. il tenta de s'évader le 6 juillet 1794 au moyen d'un parachute confectionné avec les rideaux de son lit. Malheureusement, la « réception » ne fut pas bonne : il se démit le pied, fut repris et dut attendre décembre 1795 pour etre libéré, a la suite de l'échange de « conventionnels » prisonniers contre la fille de Louis XVI.
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Scénario et dessins de MAS
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