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AUX 24 HEURES DU MANS
L'Electronique
ne remplacera pas LES ABOYEURS "
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TEXTE
GERARD GATINOT
Tout le monde
moins une fois cette photographie d'un départ des « 24 Heures du Mans ». La meme scene se reproduira cette onnée. Les pilotes sont debout dans des cercles blancs qui portent le numéro de leur voiture, rangée en face d'eux, « en épi », l'orriere tourné vers les stands de ravitaillement et dans l'ordre des meilleurs temps réolisés au cours des essais. Des que le starter leve son dropeau, les hommes s'op-pretent a bondir ; Il l'a a peine baissé qu'ils sont partis, coudes QU corps, pour s'engouffrer dans leur bolide (qu'ils doivent
mettre en route eux-memes), 'uelques secondes apres, les premiers s'élancent sur la piste, pour cette ronde infernale qui durera 24 heures
Ce samedi-16, un com-missoire m'avait proposé : « Aussitôt apres le départ, vous viendrez avec moi dons la cabine de chronométrage. On imagine mal le trovoil que $0 représente et, pourtant, on ne parle jamais de ceux qui s'y consacrent. » Puis il avait conclu par cet avertis-
sement : « Surtout, essayez de passer inaperçu, parce qu'ils ne sont pas a prendre « avec des pincettes » ».
L'emplacement de la cabine de chronométroge est facile a repérer. C'est cette bâtisse, haute d'un étage, dont trois côtés sont vitrés, a la partie supérieure, qui se dresse un peu avant la « zone de décélération » empruntée par les pilotes qui désirent s'arreter a leur stand de ravitaillement. A sa hauteur, une bande blanche de plusieurs dizaines de centimetres coupe la piste dons sa largeur. D'un côté de cette bande (a droite en regardant la cabine), un panneau indicateur porte en grands chiffres
LES "ABOYEURS
JE suis donc entré sur la pointe des pieds, en essayant « de passer inaperçu ». Pourtant, la porte f r a n c h I e, c'était plutôt bruyant ! Il y avait la une bonne vingtaine de personnes qui, toutes, avaient une mission bien définie.
Regardant d'abord vers leur gauche, a la sortie du virage, puis suivant des yeux, jusqu'a ce qu'ils passent la ligne blanche, les bolides dont je n'entendais que les rugissements, des hommes hurlaient des chiffres, ceux que les voi-
bleus sur fond blanc cette inscription : 13,451 km. Tout contre ce dernier (a gauche, vers les tribunes), un autre indique : 0 km. La ligne blanche marque lo fin et le début d'un tour de circuit des «24 Heures du Mans».
tures portent en grand sur leur portiere : « 5, 10, 24, 16, 46, 31 » Je sus plus tard qu'on les appelait «les aboyeurs». A côté de chacun d'eux, des qu'il entendait le numéro dont il devait contrôler le passage, un homme assis a une table
VIGNETTE PORTE-CLÉS EN PAGE 2.