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Il peut sembler qu'en publiant sous forme de livres séparés les deux textes de Schopenhauer intitulés : Métaphysique de V amour et Métaphysique de la mort, qui constituent deux chapitres des Compléments au Monde comme Volonté et Représentation, on aille contre les intentions de l'auteur lequel nous avertit d'avoir, si on veut le comprendre, a lire intégralement tout ce qu'il a écrit : « D'une façon générale, nous dit-il, qui veut se familiariser avec ma philosophie doit lire jusqu'a la derniere ligne de moi. J'ai cette prétention. Car je ne suis pas un écrivaiUeur, un fabricant de manuels, un griffonneur a gages » i. Cependant, cette exigence, qui est au fond celle de tous les philosophes, est en réalité moins impérieuse lorsqu'il s'agit de Schopenhauer. En effet, son ouvre n'étant, comme il ne cesse de le répéter, que « l'épanouissement d'une pensée unique dont toutes les parties ont entre elles la plus intime