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L'ANCIEN RÉGIME
LIVRE TROISIEME
L'ESPRIT ET LA DOCTRINE
SUIT I'.
CHAPITRE m
Combinaison des deux éléments. — I. La doctrine, ses prétentions et son caractere. — Autorité nouvelle de la raison dans le gouvernement des choses humaines. — Jusqu'ici ce gouvernement appartenait a la tradition. — II. Origine, nature et valeur du préjugé héréditaire. — En quoi la coutume, la religion et l'État sont légitimes. — III. La raison classique ne peut se mettre a ce point de vue. — Les titres passés et présents de la tradition sont méconnus. — La raison entreprend de la détruire. — IV. Deux stades dans cette opération. — Premier stade, Voltaire, Montesquieu, les déistes et les réformateurs.— Ce qu'ils détruisent et ce qu'ils respectent. — V. Deuxieme stade, le retour a la nature. — Diderot, d'Holbach et les matérialistes. — Théorie de la matiere vivante et de l'organisation spontanée. — Morale de l'instinct animal et de l'intéret bien entendu. — VI. Rousseau et les spiritualistes. — Bonté originelle de l'homme. — Erreur de la civilisation. — Injustice de ia propriété et de la société. — VII. Les enfants perdus du parti philosophique. — Naigeon, Sylvain Maréchal, Mably, Mo-reily. — Discrédit complet de la tradition et des institutions qui en dérivent.
I
De l'acquis scientifique que l'on a vu, élaboré par l'esprit que l'on vient de décrire, naquit une doctrine qui
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