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OYiDE
ET LA POÉSIE AMOUREUSE.
A. M FÉLIX LEMAISTRE.
I
Ami, resté si fidele au culte des anciens, mon condisciple ingénieux, quand nous étions, l'un et l'autre, entre l'encluine et le marteau des fortes études ' ; savant compagnon de nos premiers travaux, qui, par ton exemple et par tes leçons, nous encourageais a bien faire ; esprit modeste, esprit vaillant que je retrouve, apres tant d'années contentes et deux révolutions malheureuses, assis paisiblement sur les bords de la claire fontaine, au pied de la docte montagne, a contempler les muses antiques autour d'Apollon, k dieu du jour, pendant que le faune, a l'oreille aigufi:^ écoute et folâtre autour de l'ode élégante ! Ami de nos laborieuses années, quand M. Burnouf nous expliquait Tacite, et que M. Constant Dubos cherchait dans les sentiers d'Ovide et d'Anacréon un doux poëme intitulé : les Fleurs! Puisque tu viens de relire, «a Préneste, » Ovide, ce grand poëte latin, que l'empereur Auguste a
1. luipsa studiorum iucude positi. — Tacite, De Oratoribug,
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