Bővebb ismertető
A M. MARCEL HEBERT.
Votre sensibilité religieuse ne peut qu'etre blessée par certaines tendances de ce livre. Je le sais; et je vous remercie d'autant plus d'en avoir accepté la dédicace.
Votre nom, au seuil de ces pages, n'est pas seulement le témoignage du respectueux et vivace attachement que je vous porte depuis vingt ans. Je suis assuré qu'il me vaudra, de tous ceux qui connaissent la noblesse de votre pensée et le riche apport critique de votre ouvre, une attention plus grave et comme un reflet de cette estime qui entoure l'éloquent renoncement de votre vie.
R. M. G.
(Octobre a913.)
En 1878, a Buis-la-Dame (Oise).
La chambre de Mme Barois.
Pénombre. Derriere les rideaux, la lune strie de noir et de blanc les persiennes. Sa lueur sur le parquet met en relief un bas de robe, une bottine d'homme qui bat silencieusement la mesure. Deux respirations ; deux etres s'immobilisant dans une meme attente.
Par moments, dans la piece voisine, le grincement d'un lit de fer ; une voix d'enfant, sourde, ¦entrecoupant des mots de reve ou de délire. Dans l'entre-bâillement de la porte, un reflet mouvant de veilleuse.
Longue pause.
LE DOCTEUR (a voix basse). — « Le bromure agit, la nuit va etre plus calme, »
Lourdement Mme Barois se leve et, sur la pointe des pieds, s'approche de la porte ; appuyée au vantail, le masque inerte et douloureux, les paupieres a demi baissées, elle regarde fixement dans la chambre éclairée.
Mme Barois : grande vieille femme, au ventre déformé, a la démarche pesante. L'état cru de la veilleuse fouille impitoyablement son visage ravagé;