Bővebb ismertető
1. Quelques faits préliminaires
La philologie russe de Hongrie était née avec la philologie slave, plus exactement, dans le cadre de l'enseignement slaviste introduit á Budapest en 1849: József Ferenc, le premier professeur slaviste (de 1849 á 1878), professa entre autres la littérature russe. A partir de l'année scolaire 1875/76, Aurél Mayr faisait des cours de grammaire russe. Mais le vrai précurseur, ayant une formation scientifique, des études russes ce fut Oszkár Asbóth (il a enseigné de 1881 a 1920), lequel s'est vu con-fier la direction de la Chaire de philologie slave aprés un voyage d etude en Russie. Parmi ses cours permanents figuraient ceux de grammaire et d'explication de textes russes.
Aprés sa mort, c'est le professeur titulaire de la Chaire ukrainienne (ruthéne) Sándor Bonkáló qui enseigna la littérature russe; dans cette méme période de 1920—24, Sándor Szudilovszky faisait des cours — á rai-son de cinq heures par semaine — de langue russe. Pendant les deux di-zaines d'années qui suivirent, il n'y avait pas d'études russes á l'Université de Budapest.
Bien qu'en 1938, la formation de professeurs ait pu commencer dans le cadre des études slaves, la politique culturelle chauvine de la Hongrie de la contre-révolution empécha que des professeurs de russe ne pussent sortir de l'Université avant la libération du pays. C'est pour cela que nous ne considérons la période d'avant-guerre des études russes que comme leur préhistoire.
Nous nous remémorons avec tous les respects dus aux pionniers, les noms de ces solitaires qui firent beaucoup pour fairé accepter l'étude du russe et qui auraient fait plus si, au lieu d'incompréhension et de chicane-ries, aide et encouragement leur fussent venus du cőté des autoritás. Telle était la situation á l'Université et elle n'était pas meilleur en dehors d'elle: les traducteurs et propagateurs des chefs-d'oeuvre de la littérature russe, les quelques gens qui s'occupaient de la langue á laquelle ceux-lá avaient été concjus, eurent á combattre d'énormes difficultés, quoiqu'un besoin réel se manifestát dans les rangs de la société á l'égard de ces oeuvres et, d'une fa9on générale, des idées venues de l'Est.