Bővebb ismertető
La peinture MÉDIÉV.\LE hongroise nous parvient sous, forme
de panneaux de fresques et de miniatures. Nous n'étudierons ici que le groupe qualitativement le plus important, a savoir celui des bois peints. La plupart sont des retables a volets mobiles ou des fragments de retables. Il en existe plus de 2.000 de l'époque classique de la peinture sur bois Allant de 1380 a 1540. Tous sont de style gothique et inspirés par un sujet religieux. Il nous faut en chercher les auteurs parmi la multitude d'artistes dont les documents, contemporains citent le prénom. Le fait que ces artistes soient mentionnés uniquement par leurs noms de bapteme atiteste l'hunga-risme de leur origine; la peinture gothique magyare n'était nullement alimentée par le bon vouloir de peintres ambulants mais issue de la culture locale. Il faut regretter qu'au coeur du pays les oeuvres d'art aient toutes été anéanties pend/ant les 150 ans de domination turque mais les séries qui survécurent en Transylvanie et en Haute-Hongrie nous renseignent sur toutes les phases de l'évolution.
Le premier tableau que nous présenterons a pour theme le Sermon sur la. montagne. (Pl. 1.) Il fait partie d'une série de trois peintures et porte la marque idéaliste et fortement gothique du XIV® siecle qui n'a pas encore été touché par le courant du réalisme. L'espace y fait défaut, la composition se cantonne en une décoration de surface, les vetements tombent en formant des plis simples et plats.
Nous citerons ensuite le retable de Mateóc (Pl. 2). Son importance du point de vue iconographique réside en ce qu'il est le premier a interpréter les légendes des saints hongrois. Sur le panneau central le roi saint Étienne et le prince saint Émeric, en pied et de grandeur nature, se tournent légerement l'un vers l'autre. Cet autel érigé pour la glorification du grand souverain national et de son fils peut etre qualifié d'unique car si des saints nationaux figurent dans les omemjentations ultérieures, leur rôle ne sera jamais aussi accusé. Ils seront par la suite toujours accompagnés d'autres saints et ne se retrouveront jamais plus sur le panneau central.
Ge retable fut exécuté entre 1425 et 1430. On y perçoit l'approche du réalisme nui déja s'annonce ainsd qu'en témoigne l'oeuvre de Thomas de Kolozsvár. Dans sa „Mort de saint Émeric" le maître de Mateóc adopte déja le nouveau ton: une jeune fille se détourne, dissimule son visage dans ses inaáns et pleure le jeune prince mort prémiaturémenit. Nous devons déplorer la restauration maladroite exécutée a k. fin du XIXe siecle, restauration qui dénature fortement cette importante création. (Pl. 3.)