Bővebb ismertető
INTRODUCTION
Au Professeur Alajouanine.
JAMAIS livre n'eut plus besoin de préface. On ne le comprend pas sans explication. U auteur y parle sans cesse d'un secret qu'il ne révélé jamais^ afin de raconter honnetement une histoire asse^ scabreuse. Il se félicitait de sa décence, mais il r exagéra a tel point qu'elle apparaît comme un défaut dans une ouvre a d'autres égards pleine d'intéret. Amusante erreur qu'il faut bien relever une fois de plus ; ce Stendhal, que les manuels de littérature représentent trop souvent comme un cynique effronté, peche ici par exces de pudeur.
Il est vrai qu'en 1827, on imprimait un peu moins crument qu'aujourd'hui ce qui avait rapport a certaines fonctions physiologiques. Ce n'est exactement qu'un siecle apres la publication ?/'Armance que son theme initial, sous le titre fort clair de /'Eunuque, emprunté a Térence et a L,a Fontaine, fit les beaux jours d'une scene parisienne : le drame était travesti en bouffonnerie, et le dialogue d'une telle transparence que pas un spectateur ne pouvait ignorer la disgrâce d'un mari voué aupres de son épouse a l'abstention la plus obligée.
Qu'eut dit Henri Beyle, lorsque dans ses reveries de jeunesse, il se voyait a Paris écrivant des comédies comme Moliere, si quelqu'un fut venu lui proposer ce sujet meme qu'il devait plus tard aborder dans son premier roman ? Sans doute aurait-il répondu qu'il ne voyait point la matiere a quelque étude de mours ou de caractere comme celles qu'il goutait dans le Misanthrope ou dans les Précieuses. E« revanche,
Stendhal. - Armance 2