Bővebb ismertető
Autour de 1900, l'Algérie se trouve entre deux mondes. L'entreprise française de colonisation débutée en 1830 a amené de nombreux Européens a s'installer dans le pays. Ils sont plus de 800000 en 1914, fonctionnaires, commerçants, employés et agriculteurs, qui apportent avec eux leurs habitudes, leur économie et leur culture, côtoyant, sans s'y meler vraiment, la population «indigene» comme on l'appelle alors. Celle-ci, malgré la domination française, continue, dans une large mesure, a perpétuer ses modes de vie traditionnels. Les deux communautés, tour a tour, s'affrontent, cohabitent ou collaborent. Les Européens, pour leur part, sont partagés entre un sentiment de supériorité qui les pousse a vouloir imposer leur propre civilisation et une certaine curiosité vis-a-vis des traditions locales, que l'on juge au pire «paiennes» et «arriérées», au mieux, «pittoresques» et «exotiques». La colonisation va donc de pair avec la volonté d'«étudier» le milieu local et d'en garder la trace en photographiant des scenes de genre, des portraits et des «types». C'est dans ce contexte, entre 1880 et 1960, qu'ont été prises un certain nombre de photographies qui apportent un double témoignage sur l'Algérie d'alors.
Un premier regard permet de saisir le quotidien algérien de l'époque. Scenes de rues ou de marchés, portraits de femmes préparant le couscous ou s'occupant des plus jeunes, enfants a l'école, familles touaregs dans leurs tentes, marchands et artisans au travail, musulmans en priere c'est tout un monde de petites gens et d'humbles travaux qui s'offrent ainsi a nous, appor-