Bővebb ismertető
A cőté des prestigieux châteaux qui font la renommée de la Touraine dans le monde entier, les simples demeures qui parsement la province pourraient faire pietre figure. Et pourtant ! Ce sont elles qui contribuent largement au charme des paysages de la région, leur donnant, au moindre rayon de soleil, cet air pimpant évoqué par les poetes qui ont souvent comparé la Touraine a un jardin !Maisons des villes ou maisons des champs, logis des bourgeois ou logis des paysans, ces habilitations traditionnelles doivent avant tout leur aspect coquet a leurs murs en tuffeau, cette pierre blanche issue des profondeurs de la terre, ce matériau noble par excellence qui servit aussi bien au ciseau des sculpteurs de Chenonceau ou de la cathédrale Saint-Gatien qu'aux simples maçons qui bâtirent la borderie d'un métayer du Chinonais ou la grange d'un fermier du Lochois. Une piene qui ne reflete pas la lumiere mais qui l'absorbe pour mieux s'en imprégner et mieux la restituer, contrairement aux enduits trop blancs et trop agressifs des pavillons actuels qui se multiplient, dans le plus complet désordre, un peu partout aux alentours de nos bourgs.Et puis, autre originalité de l'habitat tourangeau : les caves demeurantes , ces logis troglodytiques creusés dans le flanc des falaises qui bordent les rivieres, meme les plus modestes, et qui, depuis la nuit des temps, servirent d'abri a des générations d'hommes et de femmes ! Aujourd'hui, la plupart de ces maisons soutenaines sont abandonnées ou reconverties en résidence secondaire tout comme sont abandonnés, dans nos campagnes désertées, trop de vénérables bâtiments de fermes, souvent plusieurs fois séculaires.Alors, ce n'est pas sans émotion que l'on voit s'écrouler ces vieux murs qui furent les témoins de la vie intime de plusieurs générations de Tourangeaux.Si ces vieilles pienes pouvaient parier ! Que d'histoires elles auraient â nous raconter ! Celles de gens sans histoire engloutis a tout jamais dans le grand océan du Temps.On dit souvent qu'un vieillard qui meurt, c'est comme une bibliotheque qui brule tant il emporte avec lui de connaissances accumulées au cours de son existence. On pourrait ajouter qu'une vieille maison qui disparait, c'est un pan de la mémoire de la province qui s'écroule a jamais !V ! , !i ri' - ;IP,f V,